Comment le capitalisme nous infantilise
Consommateurs ou citoyens ? D ordinaire, les deux termes ne sont pas jugés antagoniques. Benjamin Barber démontre qu ils le sont. Car le capitalisme a radicalement changé. S il a pu être historiquement associé à des vertus qui ont aussi contribué à fonder la démocratie, il est aujourd hui lié à des vices qui la détruisent. L «éthique protestante» de Max Weber, qui privilégiait le travail, l épargne, la vie simple, la probité, la responsabilité et une économie oeuvrant à la satisfaction de vrais besoins, s est muée en son contraire : un «éthos infantiliste» qui glorifie la consommation, la superficialité et la dépense inutile pour assouvir de faux besoins. Les ex-citoyens sont transformés en grands enfants, tandis que les vrais enfants et les adolescents deviennent l épicentre et la cible privilégiée du marketing. Benjamin Barber étudie sous divers angles cette régression culturelle, insistant notamment sur les progrès extravagants d une privatisation qui dynamite le contrat social et n épargne même plus les fonctions régaliennes de l État, comme la police et l armée, ou encore sur la création d identités factices autour des marques. Comment en finir avec cette éclipse de la démocratie, avec cette vie publique «schizophrénique» ? Pour l auteur, ce n est pas en essayant de miner le capitalisme consumériste de l intérieur, en tant que consommateurs, ni en tentant de le brider, comme autrefois, dans le cadre devenu étriqué d un État national. Le remède aux maux qui accablent la démocratie au sein des nations, c est plus de démocratie entre les nations, et une action citoyenne mondiale.
| Peso | 0.760000 |
|---|---|
| Editora | Fayard |
| Altura | 24.0 cm |
| Largura | 16,0 cm |
| Formato | A= 24,0 x L= 16,0 x P= 1,0 cm |
| Profundidade | 1,0 cm |
| Paginas | 526 |
| Ano da Edicao | 2007 |
| Idioma | Frances |
| Capa | Capa comum |




