Entrevoir et vouloir: Vladimir Jankélévitch
Je travaille pour le XXIe siècle. Bonne raison pour y rendre de nouveau présente cette courte initiation qu on m avait demandée au siècle dernier. On était alors dans ces années de l après-guerre, où par-delà les désastres et crimes imprescriptibles, chacun se refaisait tant bien que mal une santé et un moral, et tentait de redonner un sens à l humain. Comme tout un chacun, je cherchais des réponses, des solutions, bref un absolu, et qui - excusez du peu - se serait traduit en mots. Des mots, on en trouvait. La mode était à l existentialisme, au marxisme, au personnalisme et autres mots en isme. Des mots, des mots, mais d absolu, point. Tel, du moins, que je m en faisais l idée - ou l image. Jusqu au jour où me tomba entre les mains un livre de Jankélévitch. Nous étions en 1949 : c était la première édition du Traité des vertus. Et si je ne craignais de pousser un peu loin le pastiche, je dirais que m advint ce qui était arrivé à saint Augustin à qui l on avait prêté des textes de Plotin et de Porphyre : ma façon de voir s en trouvait changée du tout au tout. Je n aurais de cesse, à mesure que passeraient les années, que je n aie lu l œuvre en son entier. Mais sur le moment, comment aurais-je imaginé que onze de ces volumes me seraient offerts au cours des ans par leur auteur, avec un mot de sa main ?
| Peso | 0.120000 |
|---|---|
| Editora | La transparence, éditions de |
| Altura | 22.0 cm |
| Largura | 15,0 cm |
| Formato | A= 22,0 x L= 15,0 x P= 1,0 cm |
| Profundidade | 1,0 cm |
| Paginas | 77 |
| Ano da Edicao | 2008 |
| Idioma | Frances |
| Capa | Capa comum |




