La cause amoureuse: Freud, Spinoza, Racine
Devenu arpenteur du territoire stratifié de la mémoire, Freud fait l expérience d un séisme : les scènes attachées aux réminiscences quittent leur ancrage dans le passé pour exiger une rétribution amoureuse immédiate. Une créature hybride, «Lucifer-Amor», dont le rôle est dit «indésirablement grand», s est donc invitée d elle-même dans la scène analytique. Une défense s organise contre cet «enfer intellectuel», dans lequel Freud, côtoyant la pensée de Spinoza, croit voir le fruit d une «fausse liaison». L amour serait l oeuvre d une causalité sauvage posant l autre comme cause d une métamorphose de soi. «L amour n est rien d autre que...» : telle est l opération de «rabaissement» par laquelle Freud, empruntant la formule à Spinoza, introduit la définition de l amour. En dépit des risques d aliénation qui guettent la dépendance amoureuse, Freud n en décide pas moins de se faire avocat de la cause qu il attaque : «on doit se mettre à aimer pour ne pas tomber malade». La formule freudienne fait écho à une thématique racinienne. «Elle veut voir le jour», dit OEnone de Phèdre. C est sur fond d interdit de naître que s imposera l urgence amoureuse, ouverte aussi bien sur le risque sacrificiel que sur l impératif émanant de diverses sources : «Vivez.»
| Peso | 0.325000 |
|---|---|
| Author | Schneider Monique |
| Editora | Seuil |
| Altura | 20.5 cm |
| Largura | 14,0 cm |
| Formato | A= 20,5 x L= 14,0 x P= 1,0 cm |
| Profundidade | 1,0 cm |
| Paginas | 329 |
| Ano da Edicao | 2008 |
| Idioma | Frances |
| Capa | Capa comum |




