L assentiment et son objet chez Grégoire de Rimini
Auteur de leçons sur les Sentences publiées à Paris en 1346, Grégoire de Rimini est associé aux origines de la Réforme car Luther déclara un jour avoir apprécié sa pensée. Considéré à partir du XVIIe siècle comme le défenseur de la thèse du Dieu trompeur (Mersenne, Bayle) ou comme une source du jansénisme (Arnauld), il a été présenté au XXe siècle comme un réaliste, précurseur de la théorie des objets du philosophe autrichien Meinong. Le présent ouvrage confronte à ces interprétations, voire à ces légendes, les données de l histoire et des textes. Plusieurs points sont élucidés. L entrelacement caractéristique de raisonnements philosophiques et théologiques est replacé dans le contexte médiéval de la pluridisciplinarité des parcours d études. Les succès et la condamnation de l ockhamisme naissant sont analysés à travers leur écho immédiat chez ce maître que Leibniz comptait encore à raison parmi les Nominaux. L arrêt sur la question de l assentiment montre avec précision le style nominaliste à l oeuvre. Recueillant de multiples définitions grecques, latines et arabes, de la croyance ou de la foi, Grégoire refuse de leur attribuer un objet qui soit une entité : celui-ci est seulement «signifiable par un complexe», c est-à-dire par une proposition. Dans les débats qu il mène à ce propos avec ses contemporains (Ockham, Wodeham, Auriol), Grégoire aborde plusieurs thèmes qui passeront, par le filtre de leur interprétation nominaliste, à la philosophie moderne : la perfection, la véracité divine, l athéisme, la suspension du jugement ou encore l autonomie du jugement moral.
| Peso | 0.695000 |
|---|---|
| Author | Bermon Pascale |
| Editora | Vrin |
| Altura | 24.0 cm |
| Largura | 16,0 cm |
| Formato | A= 24,0 x L= 16,0 x P= 1,0 cm |
| Profundidade | 1,0 cm |
| Paginas | 432 |
| Ano da Edicao | 2007 |
| Idioma | Frances |
| Capa | Capa comum |
