Romans 1999-2011
Dès son premier roman Boualem Sansal a imposé la puissance d une littérature écrite « à la lumière des Lumières », portée par le miracle d une langue réinventée. « En Algérie, nous sommes analphabètes trilingues : nous avons perdu le français à cause de l arabisation forcée, l arabe est peu ou mal enseigné, nous avons perdu le kabyle et nos langues ancestrales. » Le seul langage qui reste à la plupart, c est la violence. Le romancier, lui, dispose de la langue, cette langue exaltée, magnifiée par la solitude rougeoyante de la forge où se forment les phrases. Jean-Marie Laclavetine, « Boualem Sansal, le serment des Lumières », 2015. Vue et oeuvres illustré J ai toujours tout su et j ai respecté jusqu au bout le pacte qu elles avaient passé. Dieu que c est difficile de vivre en même temps deux vies qui ne doivent jamais se croiser, ni se regarder. [...] Il est une chose que je regrette amèrement, je n ai jamais dit ni à l une ni à l autre : « Maman, je t aime. » Je ne les ai jamais prises dans mes bras. J ai toujours eu peur de me trahir, de les trahir. Je devais jouer le rôle qu elles avaient écrit pour moi et je l ai joué jusqu au bout. J aurais tant voulu l appeler au moins une fois maman. Farroudja n a jamais entendu ce mot dans ma bouche. Elle ne l a jamais entendu de personne. [...] Il est trop tard, je leur dirai tout un jour, dans une autre vie, celle-ci nous a pas mal échappé, elle est passée sans nous. Boualem Sansal, Rue Darwin, 2011.
| Peso | 0.910000 |
|---|---|
| Editora | Gallimard |
| Altura | 21.0 cm |
| Largura | 14,0 cm |
| Formato | A= 21,0 x L= 14,0 x P= 1,0 cm |
| Profundidade | 1,0 cm |
| Paginas | 1226 |
| Ano da Edicao | 2015 |
| Idioma | Frances |
| Capa | Capa comum |
