Un si fragile vernis d humanité - Banalité du mal, banalité
On a pu espérer, un temps, que les monstruosités de la Seconde Guerre mondiale étaient derrière nous. Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre, on torture, on extermine. Comment comprendre cette facilité des hommes à entrer dans le mal ? Michel Terestchenko rouvre ici le débat, en complétant notamment la démonstration de Hannah Arendt. Héros ou salaud ? C est toujours une décision initiale, à peine perceptible, qui décide du côté dans lequel, une fois engagé, on se retrouvera in fine. Mais qu est-ce qui explique cette décision ? C est là où l enquête de M. Terestchenko prend toute son ampleur. Elle montre combien est stérile l opposition entre tenants de la thèse de l égoïsme psychologique et défenseurs de l hypothèse d un altruisme sacrificiel. Ce n est pas par intérêt que l on tue ou que l on torture. Ni par pur altruisme qu on se refuse à l abjection. Les travaux qui analysent les phénomènes de soumission à l autorité, de conformisme de groupe ou de passivité face à des situations de détresse invitent à comprendre tout autrement les conduites de destructivité. Tirant les conclusions philosophiques de recherches récentes entreprises en psychologie sociale et s appuyant sur certains exemples historiques particulièrement éclairants, l auteur propose de penser les conduites humaines face au mal selon un nouveau paradigme : celui de l absence ou de la présence à soi.
| Peso | 0.310000 |
|---|---|
| Author | Terestchenko Michel |
| Editora | Découverte, Éditions La |
| Altura | 19.0 cm |
| Largura | 13,0 cm |
| Formato | A= 19,0 x L= 13,0 x P= 1,0 cm |
| Profundidade | 1,0 cm |
| Paginas | 301 |
| Ano da Edicao | 2007 |
| Idioma | Frances |
| Capa | Capa comum |
